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Les tweetchats sont l’occasion de se retrouver en ligne, sur Twitter, pour un échange en direct entre enseignant.e.s sur des thèmes qui font partie de nos  réflexions sur nos pratiques pédagogiques. C’est à cette occasion que nous avons eu l’occasion d’échanger autour de la pédagogie de projet autour de 5 questions que l’on a pu se poser en débutant ou que l’on se pose parfois encore.

Travailler en pédagogie de projet , cela veut dire quoi ?

La pédagogie de projet a été définie comme le fait de fixer des objectifs, organiser et planifier avec les élèves la mise en place de projets. L’élève étant entièrement acteur de chaques étapes. Ces derniers sont pleinement producteurs de savoirs, ont connaissance des objectifs et des compétences qu’ils vont développer et acquérir.

Pour résumer, la pédagogie de projet consiste à mettre les élèves en posture active autour d’un projet commun permettant d’unir le collectif.

On remarque très rapidement que s’il n’y a pas la nécessité qu’un projet soit multidisciplinaire, on finit souvent par toucher une multitude de domaines. Les élèves sont toujours force de proposition pour enrichir une activité qui devient alors très souvent un projet à plusieurs branches. Contextualiser les apprentissages à travers des projets permet souvent de dépasser les cloisons disciplinaires. La pédagogie de projet permet donc de mener des activités qui sont liées entre elles et qui font sens pour chaque élève

Il est possible d’engager la classe entière ou par sous-groupes dans la réalisation d’un objectif. Le projet reste commun, mais il est possible de différencier les groupes en fonction des niveaux de difficultés par exemple, ou bien d’attribuer des tâches différentes à chaque groupe d’élèves. Le projet commun peut ainsi être constitué de plusieurs groupes aux objectifs différents en fonction de la capacité à exécuter une tâche de chacun. Pour schématiser: chaque groupe peut être l’auteur d’un bout du puzzle, et au moment de l’assemblage on s’enrichit des travaux des groupes pour finaliser le projet ensemble.

Sur mon année, combien de temps cela me prend ?

Les idées et pratiques à ce sujet diffèrent et restent propre à chaque enseignant.e.s. Pour certain.e.s le temps consacré à la pédagogie de projet s’articule autour d’un gros projet central auquel vient s’additionner des projets plus courts organisés par période. Pour d’autres le ratio est de 70 %, voir même de 100%, dans l’idée de quitter le tout présentiel vers du plus pratique, pour permettre aux élèves d’apprendre en faisant. Si pour certain.e.s enseignant.e.s tout est déjà établis dans leurs pratiques, c’est en faisant qu’on s’organise. Il faut donc oser et tester, car tout n’est jamais parfait, ni fait d’avance!

Les projets sont souvent planifiés à l’avance, mais certains sont créés tout au long de l’année en fonction des propositions des élèves. Les projets à l’initiative des enfants peuvent être réfléchis en classe au moyen d’une “fiche projet” dans laquelle on fait réfléchir les élèves autour de : “quand ?”, “combien de temps ?”, “qu’est-ce que ça apporte à la classe ?”, “à quoi on le raccroche au niveau du programme?” …

La pédagogie de projet apporte plus que des savoirs théoriques. Une multitude de compétences sociales et émotionnelles émergent : coopération, respect, entraide, motivation …

Cartographier les compétences et les savoirs à acquérir permet d’avoir une vision global pour pouvoir faire du lien entre eux. On décloisonne, et on permet ainsi d’exploiter la perméabilité entre les domaines d’enseignement. La pédagogie de projet permet de lier les savoirs et les compétences. Cependant il ne faut pas chercher à couvrir tous les programmes. Il faut garder en tête qu’on ne peut pas tout faire!

Se pose la question de la méthode la mieux adaptée pour rendre visible les apprentissages liés à la pédagogie de projet. Comment faire prendre conscience de l’acquisition de compétences aux élèves ? Les avis restent partagés. Pour certain.e.s il est nécessaire de réfléchir en amont à un outil d’évaluation des objectifs d’apprentissage.  Cependant pour d’autres il reste difficile d’organiser tout ça en amont. Les projets dépassent parfois les objectifs institutionnels initiaux, et que ce n’est qu’en aval qu’il est possible de les rattacher précisément aux instructions officielles. Une question qui suscite donc le débat !

La pédagogie de projet, cela apporte quoi dans notre pratique ?

Les gains sont multiples. La pédagogie de projet permet aux enseignant.e.s de mêler les disciplines, de créer des choses avec les enfants, de les accompagner tout au long de leur réflexion. L’enseignant.e lâche prise, se positionne en observateur, médiateur, et guide. C’est aussi donner plus de sens à sa pratique et méthode enseignante.

Quels apports pour les élèves, pour la classe ?

La pédagogie active permet aux élèves de changer de posture en même temps que l’enseignant.e. La pédagogie de projet aide les enfants à donner du sens à leur présence en classe en étant moins passifs. Plus on donne de responsabilités aux élèves, plus on les pousse à chercher par eux-mêmes. Ils ont ainsi d’autant plus envie de proposer des choses.

Les travaux font aussi ressortir leurs différentes personnalités. Cela est un atout pour les faire progresser. Les gains sont pluriels pour eux : cohésion de classe, nouvelles méthodes, créativité … Ils prennent plaisir à créer et à être libre et y gagnent en confiance.

Quels sont les pièges à éviter ? Les difficultés que l’on peut rencontrer ?

Le principal risque en travaillant en pédagogie de projet est de se disperser. Il faut cerner son projet pour éviter d’être débordé. Il faut aussi faire attention à ne pas courir trop de projets. Il peut être sage d’apprendre à se restreindre parfois pour garder le plus de sens possible.

Ne pas tomber dans le « thème » et perdre de vu le sens qu’on donne au projet. Il est souvent difficile de nuancer pédagogie de projet et pédagogie par thème. Pour illustrer : ne pas seulement utiliser les Jeux-Olympiques pour animer les exercices de calculs de distance en maths ou alors pour animer les cours d’histoire, mais aussi donner un sens et un objectif final.

Vous voulez vous lancer ? Voici 9 conseils clés !

  1. Définir l’objectif à réaliser
  2. Définir dans des grandes lignes les besoins de réalisation côté élève et enseignant
  3. Se fixer un calendrier des différentes étapes
  4. Projeter les élèves dans l’objectif et leur donner envie de s’investir
  5. Se lancer, oser, essayer, ajuster
  6. Suivre ses envies, ses goûts, sa curiosité, s’en inspirer pour faire naître un projet
  7. Se faire confiance et faire confiance aux élèves
  8. Accepter que tout ne se passe pas comme prévu, accepter l’erreur/l’échec/les retours en arrière

Se faire plaisir parce que des enseignants heureux font des élèves heureux

De quoi donner envie et guider à se lancer !

Merci à tous ceux qui ont donné la matière nécessaire à la rédaction de cet article  : 

Jérémie Goalès‏ @Jeremiahgoal,

Romy @Romypartage,

Lucie DHORNE @Lucie Dhorne,

VACHER Amélie‏ @pimousse112,

Maitresse Célinette @celinelunel,

Cyril LASCASSIES‏ @CyrilLASCASSIES,

S2A @s2a_noil,

Christelle Renoux @ChristelleRenou,

Murielle DUCROO‏ @MurielleDUCROO,

Karine Zaia @karinezaia

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