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L’expression des émotions serait guérissante. Mais avant de les exprimer, faut-il encore être en capacité de les reconnaître et les nommer pour pouvoir les communiquer efficacement aux autres.

 

Les recherches montrent l’importance du rôle des émotions sur les apprentissages des élèves [1] et suggèrent un lien positif entre la réussite et les compétences sociales et émotionnelles (2).  En classe, les émotions peuvent être les invités “surprise”, souvent indésirables – la joie de partager un moment autour de la lecture d’une histoire passionnante suivie par la bagarre pleine de colère des deux élèves du fond de classe. Elles ont une répercussion sur le corps et peuvent nous empêcher d’apprendre, notamment quand il s’agit de situations difficiles : dépression ou angoisse chez les élèves. Leur non-compréhension est également source de souffrance. Si je ne sais pas ce qui m’arrive, je ne fais que réagir au lieu d’agir de façon adaptée en pouvant me blesser voir blesser les autres. De plus, si je ne suis pas capable de reconnaître et d’identifier mes émotions, serais-je capable de les identifier chez l’autre et avoir une réaction adaptée ? Serais-je capable d’empathie ?

 

Les émotions sont des réactions naturelles et utiles, mais toute personne a besoin d’apprendre à les gérer. La bonne nouvelle : c’est possible !

Comment travailler sur les émotions à l’école

Différentes façons existent pour s’y prendre en classe : de l’éducation à l’intelligence émotionnelle (énormément de programmes mis en place aux Etats-Unis, en Angletter.e..dont RULER développé par l’université de Yale dont l’impact positif a été prouvé dans les écoles [1]) qui apprend aux élèves la régulation de leurs émotions au le travail sur un environnement d’apprentissage optimal.

 

La première étape, apprendre à mettre les mots sur les émotions pour mieux les gérer et aider à mettre les mots justes pour permettre de conscientiser. Plus on les utilise, plus on peut les réguler. Le cadre sécurisant reste néanmoins une condition importante pour se lancer dans cet apprentissage. Le résultat ? Mieux-vivre ensemble avec soi même, avec les autres, une plus grande disponibilité pour les apprentissages.

 

Concrètement ça veut dire introduire dans sa pratique de classe des exercices de respiration, de visualisation ou de méditation, rituels comme celui “Comment je me sens ?”, lecture comme par exemple l’album Les monstres de couleurs (notamment pour les maternelles), … les moyens varient, mais le processus reste le même comme avec l’apprentissage de n’importe quelle autre connaissance (2) : on apprend lors des moments dédiés ou lors des opportunités d’apprentissages – comme des échanges individuels. Qu’est-ce que ça donne en classe ?

Enseignante, Karine Charles, et sa pratique de méditation

Découvrez le témoignage audio de Karine Charles, enseignante en primaire et membre active du réseau Bâtisseurs de possibles qui partage avec nous ses pratiques d’apprentissage des émotions en classe à travers la méditation et la réflexion autour du corps pratiqusées en classe.

Vous aussi, vous travaillez sur les émotions en classe ? Venez partager vos lectures et vos pratiques sur le groupe d’échange « Partageons nos pratiques ».

 

 

[1] Emotion Review, Creating Emotionally Intelligent Schools With, Lori Nathanson Susan E. Rivers Lisa M. Flynn Marc A. Brackett, 2016, http://ei.yale.edu/wp-content/uploads/2016/09/Emotion-Review-2016-Nathanson-1754073916650495.pdf

[2] What should teachers know about teaching emotions?, Dr. Paul Wright  https://www.britishcouncil.org/voices-magazine/what-should-teachers-know-about-teaching-emotions

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